Une personne sur trois souffre d’insécurité alimentaire. En 2025 environ 673 millions d’individus ont été touchés par la sous-alimentation d’après les données du SOFI, le rapport annuel sur la sécurité alimentaire et la nutrition mondiale. Comment définir la sécurité alimentaire ? On entend souvent parler de faim dans le monde, parfois de famines dans les cas extrêmes, voire de malnutrition, mais alors la définition de « l’insécurité alimentaire » ? Est-ce simplement un terme de plus pour parler de faim dans le monde ? La « sécurité alimentaire » et son contraire « l’insécurité alimentaire » sont des termes qui renvoient à une définition et à des situations que l’on sait décrire et mesurer avec précision. Même si souvent liée à la malnutrition, l’insécurité alimentaire n’est pas la malnutrition, ni une maladie. La sécurité alimentaire existe lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, la possibilité physique, sociale et économique de se procurer une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins et préférences alimentaires pour mener une vie saine et active. Il existe plusieurs indicateurs permettant de caractériser la sévérité de l’insécurité alimentaire. La sécurité alimentaire est également très différente de la « souveraineté alimentaire » que vous avez peut-être entendue également. La souveraineté alimentaire renvoie à une dimension militante selon laquelle les peuples disposent du pouvoir de choisir leurs agricultures et leurs systèmes alimentaires. La souveraineté alimentaire interroge ainsi les moyens et les politiques pour parvenir à la sécurité alimentaire. La faim dans le monde renvoie plutôt à un registre politique et de communication, et la façon de mesurer la « faim » n’est ni établi, ni stabilisé. Enfin la famine est un état de privation alimentaire extrême, associé à une forte surmortalité, en particulier infantile, et une malnutrition aiguë extrêmement critique. Action contre la Faim et ses partenaires locaux recueillent les informations directement auprès des populations qu’elles appuient, pour calculer les résultats des indicateurs et interpréter les niveaux d’insécurité alimentaire. Toutefois, au niveau global, les agences Onusiennes comme l’Agence pour l’Agriculture et l’alimentation (FAO) emploient un enième terme, la sous-alimentation. Cette sous-alimentation est le plus souvent calculée à l’échelle d’un pays à partir de données macro socio-économiques, et reflète la population consommant trop peu de kilocalories pour rester active. Environ 673 millions d’individus était considérés comme sous-alimentés dans le monde en 2025, selon le rapport SOFI de la FAO.


